Do you speak Elsassich ?

De Rüpelz, l’autre nom désignant le Père Fouettard (Hans Trapp pour les intimes).
De Rüpelz, l’autre nom désignant le Père Fouettard (Hans Trapp pour les intimes).
A-  |  A+
L’alsacien est la langue de la convivialité, des traits d’humour, des jeux de mots. Une langue haute en couleur, sonore, dont la pratique relève parfois de la voltige linguistique. Une langue fleurie adulée par les blagueurs et les farceurs. En voici un avant-goût.

Quelques vocables spécifiques au temps de Noël

Christkindelsmärik : un grand classique désignant le marché de Noël ou « de l’enfant Jésus ».

Brandewiden’owe : cérémonie liée à la bûche de Noël. Celle qu’on aura sélectionnée l’été et réservée pour la cheminée où elle se consumera doucement toute la nuit. La symbolique est la même que pour le feu de la Saint-Jean qui fait vivre la lumière toute une nuit durant.

Wihnachtsglöckel : clochette que fait tinter Christkindel pour annoncer son passage au moment de la distribution des cadeaux.

Christstolle : le pain aux fruits, spécialité gourmande par excellence.

Berewecke : gâteau sec à base de poires séchées, de noix, d’amandes et de tous les ingrédients habituels accompagnant les gourmandises de Noël.

De Rüpelz : l’autre nom du père fouettard

D’nejjohrsbredchdel : le bretzel du Nouvel An

D’autres mots à utiliser durant toute l’année

À mamebubele, le « bébé à sa maman », toujours dans les jupons

À mamebubele, le « bébé à sa maman », toujours dans les jupons

A innepfuzi : une pompe à vélo. Signifie littéralement « souffler dedans ». Terme haut-rhinois jouant de l’onomatopée « pfu » à l’effet sonore très… pneumatique.

Dachkandelmariner : marin d’eau douce. Littéralement « marin de gouttière ».

Boderaaser : « qui roule comme un fou » ou « qui se prend pour Fangio ».

A kasperle : le théâtre de marionnettes. Expression étendue à toutes les situations où l’on fait sont « cinéma ».

A lachkuur : une « kuur » de rire. Se « bidonner ».

A Iltis : « un homme de paille ». Correspond à une tradition consistant à brûler un mannequin de paille pour conjurer le mauvais sort et chasser l’hiver.

A mamebubele : « le bébé à sa maman ». Individu immature. Chouchou de la famille. Celui resté dans les jupes de sa mère. Le « bébé », côté Bas-Rhin, ça donne « S’Biewel ». Pour faire plus mignon vous rajoutez un « e » (diminutif) : S’Biewele c’est le petit bébé tout chou, craquant, irrésistible, etc.

A Luftibüs : un insouciant qui prend tout à la légère. Le radical « luft » désignant « l’air » ou le « vent » renvoie à une certaine forme de désinvolture. Ami Fritz où es-tu ?